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Séminaire interuniversitaire "Nouvelles perspectives pour la Recherche en Bande dessinée"

Le 22 mars 2017 à 14h dans la salle A1-162

Séminaire Bande dessinée et autres médias, 22 mars 14h Le séminaire interuniversitaire Nouvelles Perspectives pour la Recherche en Bande Dessinée (http://www.acme.ulg.ac.be/?cat=9 ) viendra à Lille avec le soutien des laboratoires IRHiS et CÉCILLE. Le 22 mars à 14h dans la salle A1-162, nous aurons le plaisir d’accueillir deux conférenciers qui nous parleront des échanges entre la bande dessinée et autres médias. Benoît Glaude (UCL) : Adaptation, novellisation, remédiation : le carrefour de la bande dessinée David Pinho Barros (Université de Porto & KU Leuven) : Vers une approche transmédiatique de la ligne claire : le cas du cinéma

Conférenciers Benoît Glaude, docteur en langues et lettres, est chargé de recherche du FNRS et chargé de cours invité, à l’Université catholique de Louvain. Il poursuit actuellement ses recherches sur les novellisations de BD, à la suite de sa thèse sur les interactions verbales dans la bande dessinée (La Bande dialoguée, à paraître aux Presses universitaires François-Rabelais) et d’un essai consacré à une collection contemporaine de romans graphiques (Aire libre, art libre ?, Academia, 2011).

David Pinho Barros est master en Sciences de la Communication avec un mémoire sur le cinéma de la Nouvelle Vague Japonaise. Il poursuit, depuis 2014, le doctorat en Études Littéraires, Culturelles et Interartistiques – Parcours Études Comparatistes à l’Université de Porto, où il développe un projet de thèse intitulé Clear Line Cinema, en cotutelle avec la KU Leuven en Belgique et sous la direction des professeurs Jan Baetens et Joana Matos Frias. Actuellement, il est aussi assistant invité à la Faculté de Lettres de l’Université de Porto.

Résumés Benoît Glaude : Adaptation, novellisation, remédiation : le carrefour de la bande dessinée Les études d’adaptations littéraires en BD sont nombreuses, mais une poétique de la novellisation des bandes dessinées francophones reste presque entièrement à faire. Par « novellisation », on entend la transposition en nouvelle ou roman d’une œuvre apparue dans un autre média (peu importe qu’il s’agisse déjà d’une adaptation ou bien d’une oeuvre originale), en l’occurrence la bande dessinée. Une étude des novellisations de BD permettrait d’exhumer un corpus très peu fréquenté et elle contribuerait de façon originale aux études de l’adaptation. La première difficulté posée par cette recherche est de nature heuristique : il s’agit « tout simplement » de constituer un corpus. La présente communication souligne quelques aspects des enjeux soulevés par cette recherche de novellisations et sur les novellisations. Pour commencer par les commencements, il s’agira d’envisager « la bande dessinée dans le roman » dès ses origines, c’est-à-dire à travers des histoires en estampes et en images d’avant la bulle (1925). Quelques enjeux de l’analyse des œuvres permettront de dresser une première ébauche de typologie. Quatre types de « l’histoire en images dans le roman » seront présentés à partir de la notion de remédiation : (1) un modèle de novellisation avec Rodolphe Töpffer (1840), (2) une cryptonovellisation avec Paul de Musset (1865), (3) une novellisation par anticipation avec Christophe (1889), (4) une novellisation accidentelle avec Louis Forton (1917). Pour conclure cette communication, il serait utile, pour l’inventaire en cours, d’en appeler à la culture bédéique du public pour discuter de cas de novellisations de bandes dessinées, de 1925 à nos jours.

David Pinho Barros :Vers une approche transmédiatique de la bande dessinée : le cas du cinéma Cette communication propose une nouvelle approche du concept de ligne claire, qui pourrait permettre une utilisation transmédiatique de la locution. En effet, je défends que les caractéristiques graphiques et narratives associées au style d’Hergé, de ses héritiers et précurseurs, peuvent être identifiées dans les autres arts qui sont simultanément visuels et narratifs, et que l’application de l’expression « ligne claire » dans le cadre spécifique des études cinématographiques peut être extrêmement utile pour la compréhension des enjeux intermédiatiques du cinéma, autant que pour celle de l’histoire de cet art, surtout entre les années 50 et 70 du XXe siècle. Pour cette approche, des exemples d’oeuvres de Yasujirô Ozu, Jacques Tati et Jerry Lewis seront analysés.