home @


Étude des religions
Responsable(s) : BATSCH Christophe

Étude des religions

L’étude des religions couvre des territoires immenses puisqu’il n’existe pas de société sans religion (ou sans question concernant la religion), et que le phénomène religieux paraît aussi ancien que l’histoire. De sorte que la diversité de nos formations et de nos disciplines constitue ici un atout considérable. Ce peut être aussi une difficulté : doit-on s’en tenir à un découpage historique classique où les antiquisants travaillent avec les antiquisants, les médiévistes avec les médiévistes etc. – sans parler des spécialisations par régions, langues et aires culturelles ? Nous souhaitons plutôt élaborer des thématiques anthropologiques et transdiciplinaires qui nous permettent de travailler collectivement. Pour évoquer Marcel Detienne : « En raison des exigences de savoirs de plus en plus spécialisés, la pratique comparative court le risque de la superficialité et du dilettantisme quand elle touche des domaines culturels qui ne sauraient être maîtrisés par un seul érudit. L’option est alors non pas d’abandonner la comparaison, mais de développer des savoir-faire comparatifs en collaboration dans un travail d’équipe où les questions sont affrontées de manière collective » (Calame et Lincoln, 2012, p.10).

Déjà, la diversité de nos approches (littérature comparée, histoire des représentations et des institutions, comparatisme historique, sociologie des comportements etc.) apparue à l’occasion du tour de table a également permis de mettre en évidence une série de convergences conceptuelles et thématiques, encourageantes pour l’avenir.

NB/ Le logo de l’axe reproduit le frontispice de l’ouvrage de Charles-François Dupuis, auteur d’une Origine de tous les cultes, ou la Religion universelle, publiée à Paris en 1795.

Nous organisons durant l’année 2016-2017 une séminaire régulier (à raison d’une séance toutes les 4 à 6 semaines) dénommé SÉMINAIRE INTERLABORATOIRES D’ÉTUDE PRATIQUE DES RELiGIONS. Ce séminaire sera ouvert aux doctorants et à tous les étudiants intéressés par nos sujets. Le programme de l’année 2016-2017 est disponible sur ce site.

Trois perspectives de recherches y sont proposées :

Sécularisation vs. christianisation

Ce champ de recherche ne se donne pas de contraintes chronologiques trop précises. Il peut s’étendre de l’Antiquité à l’époque contemporaine, mais en prenant en compte deux périodes longues plus singulières : le moment constantino-chrétien (IVe – VIIe s.) ; et le moment moderne et des lumières (XVe – XVIIIe s.) Ces deux moments ne sont pas limitatifs.

La réception de l’islam en Europe

De son émergence à nos jours Il s’agit moins ici de l’étude de la pensée musulmane et de son évolution, que de repérer au sein des sociétés européennes, les temps longs, les périodes, les événements et les circonstances rythmant la connaissance et la réception de l’islam. Ainsi : quand et par qui le Coran est-il traduit dans les langues européennes ? Sous quelle(s) forme(s) la figure de Mahomet est-elle reçue, transmise, comprise ? Quand et comment les sciences sociales s’intéressent-elles à l’islam ? Quelles représentations en donnent les arts et la littérature ? etc.

Le comparatisme religieux depuis l’Antiquité et comme instrument d’analyse pertinent

Le comparatisme apparaît à la fois comme un outil d’élaboration et de construction de leur propre identité par les religions elles-mêmes (M.-O. Bruhat : « Du comparatisme naît la définition ») ; et comme un instrument pertinent d’étude et d’analyse historico-critique externe de ces mêmes religions.