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Etudes romanes : Crises, créations, renaissance
Responsable(s) : BAREIL Jean-Philippe, GUILLEMONT-ESTELA Michèle

Crises, créations, renaissance

Sans exclure d’autres enseignants-chercheurs du laboratoire, qui pourraient trouver un lieu de réflexion et de débat sur des problématiques largement partagées, au-delà des langues et des cultures qui les portent, l’axe « crises, créations et renaissances » entend rassembler en tout premier lieu des enseignants-chercheurs et des chercheurs plus spécifiquement concernés par le domaine culturel de la romanité qui, au demeurant, ont déjà l’habitude de travailler ensemble. Plus que de créer, il s’agit d’institutionnaliser le travail d’une équipe, d’en élargir la portée et d’en pérenniser les modes de fonctionnement.

L’intitulé — « crises, créations et renaissances » — prétend fédérer nos recherches sur une culture qui fonde nos cadres de pensée actuels en même temps qu’elle nourrit toutes les incertitudes sur les évolutions futures.

Le terme « crises », s’il signifie un ancrage dans l’histoire contemporaine et récente et l’actualité (« la crise »), permet aussi d’envisager une réflexion collective sur la perception des mutations — linguistiques, religieuses, sociales, esthétiques - à différentes époques, du bas Moyen-Âge jusqu’au XVIIIe siècle, où le terme prend son sens politique actuel. C’est par rapport à des contextes troublés ou tendus (ponctuellement ou à cause de bouleversements importants, de manière progressive ou dans la radicalité) et, de manière plus générale, à l’imprévisibilité que s’inscrit la création (terme entendu dans son sens le plus large). Il s’agira donc aussi de s’attacher à analyser les potentialités esthétiques de « la crise », la manière dont elle opère comme moteur d’histoires. Le troisième et dernier terme, « renaissances », à cause de la référence évidente à la Rinascitá, revendique la connaissance du passé et des traditions culturelles ainsi que la construction et la transmission de savoirs.

L’axe « Crises, créations, renaissances » suggère un travail collectif, qui concilie correspondances et contrepoints, dans une perspective synchronique, ainsi qu’études des idées et des créations sur la longue durée. Il affiche résolument sa curiosité pour les perspectives et avancées de toutes les humanités — au-delà des aires romaines.

Cet axe rejoint deux des trois grandes thématiques du programme scientifique du prochain quinquennal de l’Université — « Création et innovation » et « cultures visuelles, images, représentations ».