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CFP Cracovie, 27-29 octobre 2011, Université Jagellonne

RESEAU THEMATIQUE DE RECHERCHE ET DE FORMATION A LA RECHERCHE « La traduction comme moyen de communication interculturelle » DES UNIVERSITES DE CRACOVIE LILLE MULHOUSE WROCŁAW

Cracovie, 27-29 octobre 2011, Université Jagellonne

Le titre de notre prochaine rencontre ouvre sur un champ de recherche très vaste, peut-être le plus vaste dans l’histoire de nos rencontres. Résonnances de la traduction : littérature, culture, histoire Le mot « résonnances » signifie, pour nous, simplement : la traduction fait bouger les choses. Un système littéraire qui accepte, à travers la traduction, de dialoguer avec l’Autre, et incorpore - avec plus ou moins de réticences – des textes traduits, s’enrichit dans la même mesure qu’il se laisse déposséder, il s’expose au risque du changement ; un Hans Georg Gadamer, un Paul Ricoeur l’ont dit depuis les années 1960. Dans la perspective littéraire, il est donc intéressant d’étudier la nature de ces apports dans le système cible : des genres nouveaux, des thèmes nouveaux, des formes poétiques et discursives nouvelles, et leurs interactions avec « ce qui était déjà là ». Mais les nouvelles formes poétiques et discursives - non seulement dans le champ littéraire – intéressent aussi les linguistes. L’impact des traductions sur les états de la langue est un problème fascinant pour un linguiste, aussi bien celui qui étudie la diachronie que celui qui essaie de capter les changements de la langue sur le vif. Quelle est la nature de ces changements, y a-t-il de bons instruments non seulement pour les classer, mais aussi pour juger leur valeur ? Quelle est la limite de réceptivité des langues vis-à-vis de ces apports, jusqu’à quel point sont-ils possibles sans altérer le génie même d’une langue ? Où peut-être, il n’y a point de génie de la langue, si ce n’est « un pont encombré d’ânes », comme le voulait Henri Meschonnic. Quels sont donc le rôle et les responsabilités du traducteur dans ce changement langagier ? Une langue-culture s’articule sur l’histoire. Dans son Après Babel, George Steiner posait une série de questions : quelle aurait été l’histoire de la culture occidentale si des traductions de Don Quijote, de Hamlet, des Mille et une Nuits n’avaient pas paru en un lieu et temps déterminés ? Dans quelle mesure l’évolution des courants philosophiques majeurs a-t-elle dépendu des traductions sélectives, divergentes, voire franchement erronées ? Ces questions, révolutionnaires en son temps, et pourtant toujours actuelles, doivent être complétées par une réflexion issue de la théorie des polysystèmes, qui ose situer le rôle de la traduction dans le système de culture, au centre même de sa recherche. Nous sommes ouverts aux apports des représentants de tous les courants de la traductologie, mais aussi des spécialistes de l’histoire de la philosophie et de l’histoire des idées, prêts a réfléchir sur toutes ces questions. La langue du colloque est bien évidemment le français, mais nous prévoyons aussi une session en anglais. Les participants sont priés de nous faire parvenir les titres de leurs communications, ainsi que de brefs résumés (ne dépassant pas les 600 signes), jusqu’au 31 août 2011, à l’adresse électronique : colloque.resonnances@gmail.com

Le Comité d’Organisation : Le comité Scientifique du Réseau : Jerzy Brzozowski Jerzy Brzozowski Marzena Chrobak Maryla Laurent Joanna Górnikiewicz Peter Schnyder Iwona Piechnik Elżbieta Skibińska

Les candidatures pour l’université de Lille sont à adresser à marylalaurent@gmail.com