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La Semblance du vivant Contes d’images et d’effigies Nathaniel Hawthorne

Collaboration axes 4 et 9

La Semblance du vivant Contes d’images et d’effigies Nathaniel Hawthorne

Traduction et postfaces de Ronald Jenn et Bruno Monfort Annotation et notices de Bruno Monfort

Réputé pour la « noirceur puritaine » de certains de ses récits courts, Hawthorne, qui fut aussi écrivain pour enfants, a su donner à nombre de ses textes un aspect plus anodin ou plus aimable : si plusieurs des contes réunis ici peuvent passer pour d’inoffensives bluettes, ces charmantes histoires font jeu commun avec d’autres qui sont d’un abord plus déroutant et plus sombre. Dans les deux cas pourtant s’affirme l’idée de fantaisie : elle prévaut comme mode dominant de l’imagination créatrice pour donner forme et vie à des images qui, délaissant le domaine de la plate imitation du réel, glissent vers les limites du fantastique non sans brouiller les niveaux de la représentation. Fasciné par l’idée que l’oeuvre d’art s’anime sur le modèle de la sculpture de Pygmalion, Hawthorne peuple d’improbables effigies le monde de ses contes, images non seulement visibles mais formes en relief qui se meuvent avec la semblance de la vie. Les 8 contes ici réunis sont inédits en français ou parus dans des traductions devenues obsolètes et introuvables (à l’exception du Hall de l’imagination, Allia, 2006). Ils ne figurent pas, notamment, dans les deux éditions couramment disponibles : GF , 1993 (bilingue) et Imprimerie nationale, 1996 (rééd. Babel, 2007).

Ce recueil contient : Le diable en manuscrit — La fantaisie et sa boîte aux images — Le portrait d’Edward Randolph — Entailles au ciseau — La halle de la Fantaisie — L’image de neige — Le Grand Visage de pierre — Touffe-en-Plume. 23 € - 13,5 x 19 cm - 368 pages - 8 ill. - en librairie le 28 octobre 2010

Devenu classique des classiques grâce à La Lettre écarlate (1850), Nathaniel Hawthorne (1804-1864), né à Salem dans le Massachusetts et descendant proclamé des puritains, fut aussi tout au long de sa vie un compagnon de route pour le Parti démocrate et un homme enraciné dans l’actualité de son époque. Loin d’être l’écrivain d’un seul livre fidèle à un seul genre, Hawthorne dut les débuts de sa notoriété à des textes courts : pendant les vingt premières années d’une carrière littéraire pleine d’aléas, il publia dans de nombreux périodiques la centaine de contes légers, sombres ou énigmatiques qui lui valurent, « avant la lettre », l’hommage d’Edgar Poe et d’Herman Melville, ses plus illustres contemporains.