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Le désastre de Lisbonne, un teras. En guise d’introduction

Olinda Kleiman

Résumé

Présentant le numéro monographique, Olinda Kleiman en situe le propos dans une interrogation sur les raisons qui ont fait du tremblement de terre de Lisbonne, au moins en Occident, l’exemple de référence des séismes catastrophiques, et plus généralement des désastres naturels. Compte sans doute au nombre de ces raisons la lumière que les écrits de Voltaire ont projetée sur l’événement, mais les facteurs qui ont contribué à cette notoriété exceptionnelle sont plus profonds et ne se réduisent pas non plus à la violence du phénomène, à l’étendue des destructions, ni à la richesse et au prestige de la capitale emportée par le désastre. Des études rassemblées dans le numéro, l’auteur tire la confirmation que cette catastrophe doit la place qui a été la sienne, synchroniquement et diachroniquement, dans la conscience européenne, au contexte des Lumières dont elle explore les aspects significatifs : diffusion de l’information, réactions de la société et transformations du pouvoir au Portugal, attitudes contrastées des témoins dans le compte rendu que leur correspondance donne des faits, conflits théoriques et pratiques enfin sur l’interprétation – théologique, métaphysique, scientifique – de l’événement et la conduite à tenir devant ses conséquences. Le tremblement de terre de Lisbonne eut l’écho que l’on sait parce que les problèmes qu’il posa et les débats qu’il fit naître mirent en résonance les ruptures et les résistances de l’époque.

Mots-clés

information, Lumières, séisme, teras, tremblement de terre de Lisbonne, Voltaire, 1755.

Texte complet :



    Atlante : Revue d’études romanes                 ISSN 2426-394X                 atlante.secretariat@gmail.com