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Quelques variations stylistiques sur un même événement

Robert Horville

Résumé

Robert Horville étudie, en les comparant, quatre mises en écrit de la catastrophe de 1755 : la lettre de Miguel Tiberio Pedegache, correspondant à Lisbonne du Journal étranger, datée du 11 novembre 1755, dix jours après l’événement ; le Poème sur le désastre de Lisbonne de Voltaire, publié au début de 1756 ; les chapitres V à IX de Candide ; enfin la lettre sur la Providence adressée par Jean-Jacques Rousseau à Voltaire le 18 août 1756. La première offre le récit d’un témoin soucieux de rapporter les faits avec exactitude et de brosser un tableau saisissant de la destruction de la ville et des souffrances de la population. Les deux écrits de Voltaire, distants de quelques années, se distinguent par le style, pathétique dans le premier, ironique et distancié dans le second, et par la nature des thèses « optimistes » mises en question dans le poème, et ridiculisées dans le conte. Répondant au poème de Voltaire, Rousseau en retourne l’argumentation dans sa Lettre, et propose une lecture « providentialiste » du désastre adossée à sa critique des dérèglements de la civilisation.

Mots-clés

Candide, optimisme philosophique, Pedegache, Poème sur le désastre de Lisbonne, providentialisme, Rousseau, Voltaire, 1755

Texte complet :



    Atlante : Revue d’études romanes                 ISSN 2426-394X                 atlante.secretariat@gmail.com