home @



Voltaire et l’optimisme leibnizien

Marc Parmentier

Résumé

Voltaire découvre d’abord une défense de l’optimisme dans l’Essai sur l’homme d’Alexander Pope et c’est cet ouvrage qui est au centre du Poème sur le désastre de Lisbonne. Mais l’optimisme de Pope, pour qui le mal est apparent, est très éloigné de celui de Leibniz pour qui le mal est réel. Or Voltaire possède une connaissance précise de la philosophie de Leibniz, dont certains aspects lui semblent « extraordinaires » et qui lui semble conduire au fatalisme. C’est surtout la méthode qu’il condamne : elle vise trop haut. Dans Candide, c’est l’optimisme leibnizien qui est visé. Le conte le soumet à une épreuve expérimentale en faisant passer les personnages d’un monde à l’autre. C’est donc le concept leibnizien de « monde possible » qui fournit le cadre de l’expérience. Il résulte de ce test que l’optimisme n’est ni prouvable ni falsifiable par les faits, ce qui suffit à le discréditer.

Mots-clés

Alexander Pope, Candide, Leibniz, monde possible, optimisme philosophique, Voltaire

Texte complet :



    Atlante : Revue d’études romanes                 ISSN 2426-394X                 atlante.secretariat@gmail.com